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Le Grand Œuvre Alchimique

L'Œuvre au Noir

L’alchimie ou « science hermétique » considère que toute mutation commence par une régression avant de pouvoir s’élever à une qualité plus noble.

Il faut d’abord qu’intervienne une séparation, une dissolution, une mortification ou une putréfaction (le vocabulaire alchimique étant très riche pour décrire cette première phase du processus).


Il s’agit de la première étape du processus alchimique, de loin la plus difficile, celle qui consiste pour l’alchimiste à dépasser sa propre personnalité (son égo) pour accéder, un jour peut-être, à son Or intérieur.


En plus d’être difficile, l’Œuvre au noir (ou Nigredo) est une opération risquée : en effet, la dissolution risque d’entraîner la perte de l’essentiel, c’est-à-dire de l’Or lui-même (le principe supérieur, l’Âme).


D’autre part, cette séparation peut faire penser à une lutte Mère-Fils, c’est la raison pour laquelle on la qualifie parfois d’inceste philosophal (voir plus bas).


Voici un résumé détaillé de l’Œuvre au noir en alchimie, ainsi qu’une tentative d’interprétation.

L’Œuvre au noir en alchimie :

Pour comprendre l’Œuvre au noir en alchimie, il faut rappeler l’idée selon laquelle l’Or recherché par l’alchimiste se trouve emprisonné dans « une geôle très ténébreuse ». 

Cette prison est sous la garde de Mercure (les Eaux, l’Esprit), elle-même sous la garde de Saturne (le plomb, le Corps).


En résumé, le Corps est la prison.

Il s’agira donc d’émanciper la forme de vie subtile du Mercure épais et de Saturne.

Saturne est le corps physique qui attire à lui et fixe le Mercure : en effet, Saturne est ce principe qui soumet la force-vie à l’individualité figée : c’est la vie conditionnée, l’individu-ego, l’être non-éveillé prisonnier de lui-même.


Remarque : A travers la fixation du Mercure, Saturne fixe aussi le Soufre : le principe supérieur se trouve alors lui-aussi pris dans l’individualité, dans un corps déterminé.

L’Œuvre au noir consiste précisément à briser cet enchaînement : séparer veut dire extraire le Mercure du Corps, ce qui permettra aussi, finalement, d’extraire le Soufre. Ainsi, le Mercure constitue la principale clé de l’Œuvre.


Autrement dit, il s’agit de secourir Mercure, de lui rendre sa liberté afin qu’elle redevienne cette force vitale capable de révéler son Soufre intérieur, voie transcendante de transformation. Voilà donc la séparation qu’il faut opérer.



L'Œuvre au Noir en Alchimie : Signification et Interprétation :


L’Œuvre au noir est déclenchée par la volonté de l’alchimiste.

Il sent en lui un besoin d’éveil qui constitue le Feu de départ, le feu de la cuisson.

Ce Feu philosophique est une chaleur intérieure qui vient certainement d’un endroit très sacré, rempli d’Amour.

Ce feu doit être doux de manière à révéler l’Or profond enfermé dans le Corps, et qui ne se réveillera pas avant que le Corps ne soit totalement dissout.

Concrètement, quelle est la signification de l’Œuvre au noir en alchimie ?


Si l’on sort du langage symbolique, on peut interpréter cette phase comme un nécessaire lâcher-prise, par lequel l’individu s’extrait de sa corporéité pour s’éveiller à la vie en général.

Il s’agit de réanimer cette force universelle présente en Soi, mais cachée, inconsciente.


Le « Moi », l’ego, le sentiment de vivre en tant qu’individu séparé et autonome : voilà ce qu’il faut dissoudre.

Car c’est bien le « Moi » qui nous empêche d’accéder à notre être profond, universel et éternel.


Ce lâcher-prise, c’est le « lâcher des Eaux », Eaux qui permettra de dissoudre le Corps, et ainsi de libérer l’Âme.

Or cette tentative de lâcher-prise entraîne souvent une réaction de peur qui fait que l’opération échoue et que les portes de la connaissance se referment.


Il y a aussi le risque inverse : celui d’un lâcher-prise trop poussé (une dissolution trop rapide ou trop avancée), qui aboutirait à perdre pied et à « perdre son âme ». 

Ceci équivaut, dans le four alchimique, à une réaction trop vive, entraînant une fumée blanche incontrôlable qui finirait par en sortir : c’est l’Esprit qui s’échappe.


Ainsi l'important pour l'alchimiste est de garder le contrôle de son four.


Remarque : en alchimie, l’Âme désigne l’esprit divin, alors que l’Esprit représente l’âme humaine changeante.


Résumé de l’Œuvre au noir.


En résumé, l’objectif de l’Œuvre au noir est de libérer la vie, et d’obtenir un Mercure pur : il faut entendre par là une vie libre, non-liée, non-rattachée à un être individué.

Le Mercure grossier et vulgaire, rattaché au Corps, doit donc s’affiner.


Le vocabulaire alchimique parle de « préparation des eaux corrosives » ou de « préparation du Mercure des Sages » : le but est bien de spiritualiser le Mercure, c’est-à-dire de s’écarter de ses désirs, de ses passions, de ses pulsions, de ses instincts qui ramènent la force-vie au « Moi » individué, au Corps, sorte de Soufre "limitant".


Ce processus, s’il réussit, a une conséquence directe : l’individu n’a plus de perception du monde extérieur par, ni pour lui-même. Sa conscience est désormais dissociée de son « Moi » (de son égo).


C’est l’épreuve du vide, l’abandon de tout ce qui fondait nos instincts Animals.

Dans les textes, on parle entre autres de sommeil sans rêve, d’état de transe, de léthargie, d’état cataleptique et enfin de mort apparente.


Cependant, il est essentiel que la conscience reste alerte tout au long du processus, sinon aucun éveil ne pourra se produire : c’est seulement de cette manière que réussira la mort hermétique ou « mort philosophale ».


Voilà donc la signification du langage alchimique qui parle « d’assécher l’Eau trop lourde » (le Mercure trop corporel) pour arriver à une Eau spirituelle, « ignée » : le Mercure philosophal.


La séparation, la mort, le noir.

Si l’on reformule, « séparer du corps » signifie faire passer le principe-vie (Eau, Mercure) à l’état non-individué, non-corporel. La séparation est donc dissolution, extraction du principe-vie originel : c’est une conversion effectuée au sein-même de la matière première.


Mais dans l’Athanor, four alchimique parfaitement hermétique, les cendres corporelles ne disparaissent pas : la séparation n’entraîne aucune disparition ; elle est plutôt une révélation.

Quant à la mort, elle évoque cette substance qui vient d’être désactivée, à savoir le principe corporel.

Elle est synonyme de putréfaction. Mais encore une fois, les cendres sont bien là.


La mort évoque la couleur noire : c’est l’état du Corps quand l’Âme lui a été enlevé. Il en résulte une fumée blanche qui s’élève, et qui ne doit surtout pas s’échapper de l’Athanor, au risque de perdre l’Esprit.

Par ailleurs, le noir est assimilé à la Terre, à l’Ombre obscure, ou au corbeau.

L’Œuvre au noir : le Mercure et le Soufre retrouvés.

Le résultat de l’Œuvre au noir est de retrouver les deux principes fondamentaux qui fondent l’être humain (et le cosmos) : le Mercure et le Soufre. 

Ces principes sont à présent évidents, alors qu’ils étaient emprisonnés dans la matière.


Nous sommes déjà à une première phase de la formation de l’Androgyne hermétique, composé de Soufre et de Mercure. Les deux ennemis s’embrassent. Les deux serpents du Caducée s’entrelacent – le masculin et le féminin – autour de la baguette d’Hermès.


Dans l’Eau divine, ou Mercure des Sages, s’annonce l’état d’unité, qui est la véritable « Matière première », d’où l’on peut avoir tous les Eléments et tous les Régimes du Grand Œuvre.


L’inceste philosophal.

L’étape de l’Œuvre au noir est parfois qualifiée d’inceste philosophal, par référence aux rapports symboliques entretenus entre la Mère et son Fils, ici entendus comme féminin-masculin, volatil-fixe, Lune-Soleil, etc.


Dans un premier temps, le Féminin domine son Masculin : les Eaux dissolvent le principe fixe du « Moi » individué.

Mais dans un second temps, le Masculin reprend le contrôle sur le Féminin, s’affirmant comme le seul principe supérieur.


Ainsi, la séparation intervient dans le ventre de la Mère qui dévore ou tue son Fils, mais à titre provisoire, le but ultime étant la réintégration du pouvoir Masculin qui ensuite s’affirmera sur le principe qui l’avait d’abord dominé et dissout.


Concrètement, l’Œuvre au noir consiste en un lâcher-prise : la conscience se libère de l’individualité.

L’Œuvre au noir est indissociable de la mort, le Corps physique étant réduit en cendres (symboliquement !).


C'est dans cette oeuvre, que nous nous délestons de ce qui n'est plus bon pour nous.

Nos croyances limitantes (venant de la société ou de notre éducation), les jugements envers Soi et Autrui,

les interprétations en tout genre (au détriment de demander, de vérifier et de se renseigner),

les schémas tel que celui de Karpman (Triangle Victime/Bourreau/Sauveur),

et bien d'autres comportements qui nous desservent dans notre quotidien, dans notre évolution.

C'est aussi accepter de faire le deuil de traumatisme du passé, d'arriver à accepter que ce qui est passé, est passé, que nous ne pouvons revenir à cet instant de fait.

Par contre nous pouvons choisir de faire aujourd'hui autrement...

C'est prendre conscience que NOUS sommes beaucoup plus...

Que rien ne nous limite, à part NOUS-MÊME...


Et dans cet environnement de deuil, une lueur paraît, semblable à la blancheur de la Lune.

Les Eaux dissolvantes, Eaux de mort, se changent en Eaux de résurrection :

la lumière de la Nature se fait connaître.


C’est l’annonce de la seconde étape du processus alchimique : l’Oeuvre au blanc, ou Albedo.


L'Œuvre au Blanc


Si l’Œuvre au noir est séparation et mort, l’Œuvre au blanc est résurrection.


Avec le blanc est atteint une nouvelle forme d’existence, lumineuse : il se produit un changement d’être, la naissance d’un individu nouveau.

L’Œuvre au blanc est donc lumière, printemps, résurrection, vie, jour, floraison…

Elle exprime l’état d’extase active consécutif à un changement ontologique.

La condition de l’être humain est à la fois suspendue et régénérée.


"Je suis sorti de moi-même et j’ai revêtu un corps qui ne meurt pas. A présent, je ne suis plus le même,

j’ai eu une naissance intellectuelle… (conscience)

Je ne suis plus coloré, tangible, mesurable.

Tout cela m’est étranger… Et ce n’est pas avec les yeux physiques que l’on peut me voir maintenant."


L’Œuvre au blanc en alchimie : Introduction.

Avant d’aborder l’Œuvre au blanc, il faut d’abord distinguer deux voies possibles de l’expérience alchimique :


  • La voie humide, qui consiste à provoquer la suspension des facultés individuelles conditionnées par le Corps et par le mental, afin que l’obstacle constitué par ces derniers soit dépassé. Cette voie revient à libérer le « Moi » par la force des Eaux (la vie) : on « brûle avec l’Eau ».


  • La voie sèche, qui consiste à transformer ses facultés mentales et à les utiliser comme un levier pour arriver à l’objectif. Cette voie revient à exploiter la force du Feu (« Moi ») pour que le « Moi » opère sur lui-même. Ici, on « lave avec le Feu », par une action directe, une volonté consciente.


La voie sèche se caractérise par l’absence de noir et l’utilisation d’un Mercure double, à la fois Eau vitale dissolvante, et principe animé par un certain Or actif.

Ce Mercure double contient déjà en lui le Feu secret des Philosophes.


La voie sèche ou rapide permet d’agir en purifiant, sans produire d’abord le « noir » puis le « blanc ».

Durant le processus, la conscience se maintient pleine et active.

Mais cette voie est plus exigeante que la première, elle nécessite une volonté inébranlable ainsi qu’un accompagnement initiatique. Le risque est de voir resurgir l’ego, encore plus fort qu’avant.


C’est la raison pour laquelle une certaine ascèse hermétique (effort visant à la perfection spirituelle par une discipline constante de vie) doit être respectée : il s’agit de cultiver la pureté du corps et du cœur, la droiture, le désintéressement, l’absence de convoitise, d’envie et d’égoïsme.


Repose le corps, calme les passions ; te dirigeant ainsi toi-même, tu attireras l’être divin vers toi. 

Se centrer sur Soi, Comprendre que le seul contrôle que nous avons est sur Soi et non sur l'extérieur.


La préparation hermétique nécessite un grand équilibre physique et intellectuel, une neutralité parfaite, ainsi qu’un rejet des désirs artificiels.


Il s’agira de se défaire de tous ses conditionnements et attachements.

Description et résumé de l’Albedo.

Revenons à l’Œuvre au blanc, qui fait partie de la voie hermétique classique, dite humide, mais qui est aussi suggérée dans la voie sèche.


L’Œuvre au blanc correspond à la révélation de l’Eau divine, Mercure céleste, ou encore à la manifestation de la « Vivifiante Lumière magique ».

A présent, l’individu allégé est porté dans la nature-même de l’Âme.

C’est la fumée blanche issue du Nigredo.


C’est l’Esprit en acte, la pure intelligence, l’être diaphane délivré de lui-même et de ses passions.

C’est donc la première des transmutations alchimiques, qu’on peut aussi décrire comme une résurrection de l’individu.


Ainsi, l’Albedo symbolise la Vie qui a vaincu la mort. Le Roi est ressuscité, la Terre et l’Eau sont en train de devenir Air.


L’Œuvre au blanc est souvent symbolisée par l’arrivée d’un jour nouveau : la nuit cède place au petit matin, la Terre se recouvre d’une Nature verdoyante et fleurie, un enfant naît, vêtu d’un habit blanc.


L’Œuvre au blanc marque aussi une pause dans le processus alchimique : la matière est redevenue stable, désormais indestructible (incombustible) sous sa nouvelle forme et sa nouvelle couleur : blanche.


Le Corps est désormais pur, subtil, spirituel, transparent, aérien. Dans les textes, il est parfois décrit comme tout à fait matériel (extérieurement, il reste identique à ce qu’il était), mais n’existant désormais que comme une fonction de l’Esprit.


D’autre part, l’Eau divine (ce vif-argent) donne le pouvoir de voir et d’entendre ce qu’il n’est normalement pas possible de voir ni d’entendre, et de guérir par soi-même. C’est l’Eau de Sagesse ou Eau de vie qui purifie tout et qui donne l’immortalité. Cette Eau est semblable au logos, à la parole divine.


Au final, l’Albedo est le Mercure purifié (la Vierge) qui s’élance vers l’hémisphère supérieur pour donner naissance à un Roi nouveau, qui lui-même s’unira à la Vierge pour la fixer et la stabiliser.

L'Œuvre au Blanc en Alchimie : Signification et Interprétation :


Concrètement, quelle est la signification de l’Œuvre au blanc en alchimie ?


L’Œuvre au blanc est un état stable d’extase consciente consécutif à l’état de sommeil nocturne dû à l’Œuvre au noir (la séparation).


On peut qualifier cet état de « veille éternelle ».

Le sommeil du Corps devint la lucidité de l’Âme : mes yeux fermés voyaient la vérité.


"Corpus Hermeticum, Hermès Trismégiste"

C’est donc un état de paix, de sérénité totale, allant jusqu’à l’illumination.

C’est le cœur qui s’exprime pendant que le «Moi» (l'égo) dort. C’est la conscience humaine qui se rapproche de son Être Profond et véritable.


Ainsi, l’Albedo décrit un changement du rapport à soi-même : à travers son « Corps glorieux », l’individu ne craint plus la mort.


Tous ses conditionnements ont été brisés, tous ses déterminismes (instincts, pulsions, héritages) ont été dépassés. L’attachement, la peur et les passions ont disparu.


L’orgueil n’est plus. L’ego s’est évanoui.

La finalité de l’Albedo. 

L’état suspendu (extatique) précédemment décrit n’est pas exactement la finalité de l’Oeuvre au blanc.

En effet, l’Albedo se complète par une redescente dans le Corps qui confirme et complète l’expérience vécue.


Ainsi, la corporéité revient, mais à l’état de Lumière : on parle de Pierre blanche, première corporification et projection de l’Esprit.


Le corps abandonne le tombeau, il renaît, matériel et éthéré à la fois, complètement conscient.

Cela évoque Jésus ressuscité qui se présente à ses disciples sous une forme visible. Cela évoque aussi l’épisode biblique de la transfiguration.


L’individualité est revenue, mais sous forme subtile, universelle. Le Corps s’est profondément transformé.

Ainsi, le plomb (ou cuivre) est devenu Argent, aussi appelé « Rose blanche ».

En substance, on assiste :


  • A une corporification de l’Esprit,

  • Et à une spiritualisation du Corps : à présent, la conscience circule partout dans la matière. Cette redescente dans le Corps a pour vertu première de figer l’opération alchimique du blanc. Mais plusieurs cycles de sublimation et de retour au Corps (solve et coagula) seront sans doute nécessaires pour arriver à un Argent pur :

  • Solve correspond à la montée (conversion du Corps en Esprit),

  • Coagula correspond à la descente (retour de l’Esprit au Corps : fixation par un Sel clarifié).


Remarque : Si le corbeau est associé à l’Oeuvre au noir, la colombe est parfois associée à l’Oeuvre au blanc, symbole de paix, de sérénité stable installée dans le Corps retrouvé. La colombe apparaît parfois devant un arc-en-ciel représentant les 7 couleurs symbolisant l’alliance entre le Ciel et la Terre.

Conclusion.

Au final, l’Oeuvre au noir et l’Oeuvre au blanc sont deux phases complémentaires et indissociables du processus alchimique.

Nous assistons d’abord à la dissolution du Corps en tant que symbole de l’individu décentré, attaché à la matière pour elle-même.


L’Albedo décrit ensuite l’avènement d’une nouvelle forme d’individu dont le Corps est désormais constitué de sa véritable matière première : l’Esprit, lui-même rattaché à l’Âme et au Monde.


Ainsi, nous comprenons que la matière n’est en réalité qu’un mode d’être de l’Esprit : c’est un enseignement fondamental de l’alchimie spirituelle.

L'Œuvre au Rouge


Avant d’aborder l’Oeuvre au rouge et sa définition, rappelons que le but du processus alchimique est de créer un équilibre parfait entre toutes les composantes de l’Être, après qu’elles aient été purifiées et fortifiées

(ou « rectifiées ») : cet équilibre permet d’atteindre le « centre de Soi ».


Concrètement, la maîtrise du Corps et du mental rend possible le contrôle des passions (passion et désir (le besoin) étant deux sentiments différents), ce qui apaise et unifie l’Être Intime, déterge (élimination des impuretés), éclaire la sensibilité et la rend plus subtile.

C’est ainsi que le «Moi» vulgaire s’ouvre au Mercure (principe-vie), et que la séparation (Oeuvre au noir) et l’extraction (Oeuvre au blanc) peuvent se produire.


Par ces opérations, l’alchimiste atteint son Être Véritable, sa pensée étant désormais servie par la Nature toute entière, elle-même assujettie à l’Esprit dans toutes ses manifestations.


Rappelons les deux phases de l’Oeuvre au blanc, qui se décompose comme suit :

  • Une montée vers un état d’extase consciente, sorte d’illumination, de veille éternelle et paisible,

  • Une redescente dans le Corps pour former la Pierre blanche : désormais le Corps est spiritualisé en même temps que l’Esprit est coagulé.


Ainsi, un « Corps glorieux » apparaît, physiquement visible mais mis au service de l’Esprit éclairé.

Tous les conditionnements de l’individu ont été brisés. Son égo et ses déterminismes ont été dépassés. 

Le Roi est né.


Mais le processus n’est pas tout à fait terminé : reste à couronner définitivement le nouveau Roi par

l’Œuvre au rouge.


L’Œuvre au rouge en Alchimie : Définition et Description.


Alors que l’Oeuvre au blanc est appelée « Petite médecine », l’Oeuvre au rouge est qualifiée de « Grande médecine ».

Nous avons la même idée avec l’emploi des termes « Petit Oeuvre » et « Grand Oeuvre », ou encore « Petits Mystères » et « Grands Mystères ».


Le Petit Oeuvre se fait sous le signe de la Lune (avec certes, le Soleil en arrière-plan), alors que le Grand Oeuvre se fait sous le signe du Soleil.


L’Oeuvre au rouge est en réalité la continuité de l’Oeuvre au blanc, l’objectif étant de parfaire le processus de fixation. Il s’agit d’augmenter le Feu de façon à ce qu’il évapore les dernières traces d’Eau, et qu’il ne reste que le Feu et la Terre (les cendres).


Ce Feu ne s’unira plus au Corps à travers l’Eau, mais directement, ce qui permettra à l’homme d’atteindre sa perfection suprême (son plein potentiel).

Par l’Oeuvre au blanc, l’homme s’était uni à la Vie, mais une Vie dont il n’est pas encore en mesure d’approcher le principe. Par l’Oeuvre au rouge, il s’approche du centre solaire.


Ainsi, alors que l’Oeuvre au blanc permet à l’Esprit de prendre son envol sous le signe de l’Air (l’intuition), l’Oeuvre au rouge met l’individu en rapport avec le Feu intellectuel (la tendance actualisante présente en chaque Être).


Il s’agit d’un retour à l’individualité complète et totale, sous le signe du Soufre : c’est la naissance du Roi hermétique avec son pourpre, son sceptre, sa couronne et son diadème (on comprend mieux à présent l’expression « Art Royal« ).


Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre.


Table d’Emeraude, Hermès Trismégiste


Ainsi, l’Oeuvre au blanc doit être complétée et achevée par l’élément Feu porté à son maximum.

Or c’est bien la Terre, dans toute sa profondeur, qui contient et reçoit ce Feu primordial : c’est la mine de l’Or des philosophes.

Les cendres et résidus créés en début de processus seront les éléments qui permettront d’achever le Grand Oeuvre.


Pour résumer l’ensemble du processus alchimique, on peut dire que l’Oeuvre commence par l’élément Terre qui est réduit en Eau (Nigredo), puis l’Eau est réduite en Air (Albedo), puis l’Air en Feu (Rubedo), avant que le Feu ne soit définitivement fixé en Terre. Ainsi, la boucle est bouclée.

L'Œuvre au Rouge ou Rubedo : Interprétation :


Allons plus loin dans la définition et l’interprétation de l’Œuvre au rouge.


On l’a compris, l’Œuvre au rouge est la dernière transmutation : l’Argent est transmuté en Or. Tous les métaux premiers ont été transmutés.


Ne reste que la Pierre rouge, ou Poudre rouge.

Cette phase ramène le « Moi » à la conscience entière de son état primordial, absolu, universel.

La conscience est à présent le parfait équivalent du Corps, ce Corps qui exprime désormais

la réinstallation finale de l’Esprit dans la matière.

Le mort est définitivement relevé, absolument uni à lui-même.


Il s’agit donc d’une réconciliation intime, d’une résurrection sans résidu, sans scorie.

Rien n’a vraiment été abandonné, tout a été réintégré, même le mal, même la souffrance.


Tout se confond désormais dans l’Amour, cette force qui accepte tout, embrasse tout, dissout tout.

l'Amour et la Reconnaissance de Soi.


La Pierre philosophale est le résultat final de ce processus de transformation : c’est l’individu qui s’est transformé, qui s’est refabriqué : la Pierre Brute qu’il était est devenue « Philosophale ».


Au final, l’Oeuvre au rouge sonne l’heure de la rédemption.

Tous les péchés sont rachetés. La culpabilité disparaît. 

L’individu prend conscience qu’il n’est rien, et en même temps qu’il est tout.

Et qu'aujourd'hui c'est un être responsable de Lui-même.

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Katia DELAGE Thérapeute
Katia DELAGE